PDV Deidara :
J'étais adossé à un mur froid et dur .... Mais ça ne m'importer peu ... Mon coeur était bien plus froid ... tout ça parce que j'avais encore fait le boulet ... Pourquoi je ne fais jamais rien de bien ? Pourquoi je me fais toujours réprimander ? Je fais le prétentieux avec mon art mais en réalité je loupe toujours tout ... Et il n'en manquait pas une pour me le faire remarquer ... Akasuna No Sasori ... Mon partenaire, celui avec qui je combats ... Tout n'était pas rose à l'akatsuki ... Mais j'avais choisi ce chemin ... Je ne pouvais pas maintenant le regretter. Les regrets ne servaient à rien. Mais cela m'importe peu de perdre mes bras ou mes jambes à coté de ce regard froid auquel j'ai droit touts les jours ... Chaque jour, chaque fois que ses yeux de glaces croiser les miens c'est comme si le sol s'affaissait sous mes pieds, que mon coeur était transpercé par milles lames ... Etait-je donc si pitoyable que ça ? Je ne supportait plus ses yeux, ce regard, cette attitude ... Mais demain, dans une semaine, un mois les choses seront les mêmes ... Je me réveillerai, me préparera et le rejoindrai pour voir encore une fois ces yeux marbrés, ces yeux qui me font sentir mal au point de m'évanouir ... Je prit mes genoux dans mes bras en y posant ma tête. ca ne devait pas être très glorieux de voir un akatsukien dans cette tenue ... Mais aujourd'hui plus que n'importe quand j'avais besoin de le voir sourire au moins une fois ... Me sentir au moins une fois autre chose qu'un boulet. M'attacher à ce glaçon aurait pût paraître stupide à n'importe qui écoutant une histoire pareille. Moi même je me trouver idiot. Mais les sentiments ne se commande pas ... Tout au contraire de ce que dit Sasori, pensant qu'il faut tuer les sentiments. Je pensais la même chose jusqu'à ce que je le rencontre ... Aujourd'hui plus rien n'est comme avant ... Chaque seconde, je pensais à lui, chaque nuit il hantait mes rêves, chaque fois j'espérait un sourire ... Sans doute espérait-je pour rien ? Sans doute mes larmes ne m'avanceront en rien ? J'en savais fichtre rien. La seule chose qui me hantait l'esprit, maintenant, était de le voir, voir ce visage d'ange corrompu par cet air glacial ...
PDV Sasori :
Et mince il est où ce boulet ??? Je farfouilla un peu dans sa chambre, cherchant quelque chose qui pourrait m'aider à le trouver. Et le trouver pourquoi faire ? j'en savais rien. J'avais juste eu une envie subite de le voir qui s'était transformer en besoin vital. Je ne chercha pas à voir plus loin que le bout du tunnel. Une jeune femme aux courts cheveux bleus un peu violetée passait par là. Je l'interpella.
-Konan, tu n'aurais pas vu Deidara ? lui demandai-je.
-Non, la seule chose que je sais c'est qu'il n'avait pas l'air en grande forme ... Et pourquoi le cherches-tu ? me questionna-t-elle à son tour.
-Ca ne te concerne pas. lui répondit-je froidement.
Elle ne persista pas et partit en direction de sa chambre. Etais-je assez stupide pour le mettre dans cet état ? Il ne pouvait pas m'en parler plutôt que d'aller s'enfermer seul comme un gamin ? J'avançait dans la chambre, perturbé. En ce moment il semblait de moins en moins en forme et j'avais l'impression que c'était à cause de moi ... Il me jetait toujours quelques petits regards et à chaque fois que je le regardais à mon tour, il déviait la tête. Il ne me parlait pas non plus pendant les pauses ... Il semblait toujours triste. Ca me faisait sentir impuissant et stupide. J'avais horreur de ça. J'avançait toujours droit devant moi, dans mes pensées, quand je croisa Itachi dans le couloir. Il s'arrêta, je fit de même, et on se regarda pendant un long moment.
-Ca ne va pas Sasori ? Tu as l'air attristé ... Et tu sais très bien que attristé n'est pas un mot de ton vocabulaire. me dit-il.
-Si, ça va très bien. Maintenant respecte tes aînés et laisse moi passer.
En effet il me barrait la route. Il y eut un léger blanc avant qu'Itachi ne vienne le rompre.
-Tu cherches Deidara n'est-ce pas ? me demanda-t-il.
Je laissa échapper un petit "tss". Lui et sa manière de deviner les pensées et les émotions des gens ... Il m'énervait au plus au point. Je voulais juste voir Deidara était-ce un crime ?
-Oui. me contentai-je de lui répondre.
Il m'observa un bref moment et me laissa passer mais au moment où je passa à coté de lui il me dit :
-Il est dans les sous-sols .
-Merci. lui répondit-je séchement.
Je descendit calmement les escaliers même si j'avais envie de les descendre quatres à quatres. Mais ce n'était pas dans mes habitudes et je ne m'attirerai que des problèmes avec ça . J'avais l'impression que je ne verrais jamais le bout de ses escaliers. Maintenant que je savais qu'il était en bas, descendre ces escaliers m'énervait de plus en plus. Je n'était pas patient, je le savais. Arrivé en bas, j'ouvrit lentement une petite porte en bois pour ne pas trop la faire grincer et toussota légèrement. On ne venait pas souvent ici...
PDV Deidara :
Il serait peut-être tant que je sorte ... ou pas. Ces pensées ne m'étaient toujours pas sortit de la tête. Je me leva avec peine, les jambes un peu engourdies d'être restés trop longtemps assis contre ce mur. Une fenêtre était grande ouverte et donner sur le ciel bleu violet de la nuit. Je contempla un moment les étoiles, sans rien dire, sans ne laisser aucune émotion percer, pour finalement me recroqueviller contre la fenêtre, la tête dans les genoux encore une fois ... On n'avait beau dire il n'y avait que dans mes genoux que je me sentais en sécurité. J'entendit des pas s'approcher. Je ne prit pas la peine de relever la tête. Ce n'était plus la peine de me cacher tout le monde savait bien que je n'allais pas bien en ce moment ... Les pas cessèrent et je sentis une main passer dans mes cheveux.
-Ne reste pas ici Deidara ... me murmura une voix que je connaissais par coeur ...
Je ne répondit rien et enfonça encore plus la tête. Si il me voyait en larmes je pouvais certainement dire adieu à ma dignité. Le silence régnait en maître sur les lieux, seuls quelque uns de mes sanglots coupait ce silence. Sanglots que je tentait désespérement de dissimuler. Je le sentit me tirer par le bras. Le temps que je comprenne j'étais déjà dans ses bras.
-Tu aurais dût m'en parler si tu n'allais pas bien idiot ! me dit-il, un brin tout de même chaleureux dans la voix.
Je ferma lentement les yeux et me blotit contre lui. Peut-être n'avais-je pas espérer pour rien.
-Désolé ... me contentai-je de répondre.
Il se mit à rire. Je réouvrit mes yeux, une nouvelle fois surprit de sa réaction. Pourquoi riait-il ? Je ne put m'empêcher de sourire intérieurement.
-Qu'est ce qui te fais rire comme ça ?! rouspétai-je.
-Je ne vois pas pourquoi ça devrait être à toi de t'excuser ! C'est moi qui t'es mis dans cet état ça devrait être à moi de m'excuser. me dit-il, un sourire sur les lèvres.
Je le regarda longuement et il finit par me rendre ce regard. Je passa une main derrière sa tête et l'attira vers moi pour l'embrasser. Il se laissa faire et répondit à ce baiser. Je finit par détacher mes lèvres, ne pouvant regarder autre part que par terre. Il me prit la main et me tira hors de la pièce.
-Il faudrait rentrer tu ne penses pas ? me demanda-t-il en souriant.
Je lui sourit gentiment et hocha de la tête. Il me rendit mon sourire et je le suivit. Ce moment j'en avais tant rêver, je l'avais tant espérer.
-Pourquoi est-ce que tu me cherchais ? lui demandai-je.
-Parce que je t'aime. me répondit-il.
Je ne pût m'empêcher de rougir violemment et de tourner la tête. Mais au fond de moi, ces paroles m'avaient rempli d'un immense bonheur.